Wagyu A5 × Sake Junmai
L'umami japonais en miroir.

Le sake n'est pas un alcool de table comme les autres. Il vit en symbiose avec la cuisine japonaise — et particulièrement avec le Wagyu. Le junmai (riz pur, sans alcool ajouté) est le compagnon idéal du shimofuri : tous deux exhibent l'umami avec la même précision.
Le sake junmai est fabriqué uniquement avec du riz, du koji, de l'eau et des levures. Pas d'alcool brassicole ajouté. Cette pureté donne un sake plus rond, moins sec, avec des notes lactiques et fruitées qui rappellent la fermentation du fromage.
Le Wagyu A5, lui, est défini par sa marbrure (BMS 8-12). Quand il est saisi 30 secondes par face, le gras intramusculaire fond, libère ses lipides aromatiques. Le sake vient « nettoyer » cette richesse en bouche, sans masquer la viande.

Le moment
Le rituel : sake servi à 12°C, dans une tasse en céramique fine. Wagyu saisi minute, fleur de sel, aucune sauce. Une bouchée, une gorgée. Le sake amplifie l'umami du Wagyu, le Wagyu donne du corps au sake. Aucun ne domine.
À éviter : sake chaud (atsukan) avec un Wagyu cru — la chaleur écrase la finesse de la viande. À privilégier : un junmai ginjo de Hyogo, riz Yamada Nishiki, polissage 60%. C'est le standard que cherchent les chefs.
Trois variations
**Junmai Daiginjo** (polissage 50% ou moins) — plus floral, plus précis. Avec un Wagyu maigre (faux-filet, BMS 8-9). Le sake n'a pas à lutter contre le gras.
**Yamahai** (méthode lactique ancestrale) — plus rustique, plus minéral. Avec un Wagyu très marbré (BMS 11-12). La rusticité du sake équilibre l'opulence du Wagyu.
**Sparkling junmai** — plus léger, plus festif. Avec un Wagyu cru en tartare ou carpaccio. Les bulles fines réveillent le palais entre chaque bouchée.


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